Malmedy - Végétalisation de la rue Chemin-Rue

Végétalisation de la rue Chemin-Rue

« Ça plante à Malmedy ! »
Notre proposition ponctue la Chemin-Rue et ses abords de six oasis de fraîcheur : des respirations végétales, à l’échelle de la rue, qui accompagnent la vie commerçante sans nuire à sa fonction.

  • LieuMalmedy, province de Liège
  • ProgrammeVégétalisation à l’échelle d’un quartier (SPW ARNE – AP4) – six sites du centre-ville
  • Maîtrise d’ouvrageVille de Malmedy
  • ÉquipeStudio Jumanji – H. Dewart

Soutenu par la mesure AP4 « Végétalisation à l’échelle d’un quartier » du SPW ARNE, le projet répond à ses trois ambitions : adaptation au climat, accès à la nature et implication des citoyens. Plutôt qu’un aménagement continu, il procède par petites touches : six lieux du centre, choisis là où le sol peut être libéré, sont végétalisés en harmonie avec les usages et l’identité de la rue commerçante, et reliés aux polarités existantes, notamment la place de Cochem.

D’un site à l’autre, le principe est le même : rendre le sol à la pleine terre pour que le végétal fasse le travail. Les arbres apportent l’ombre et rafraîchissent l’air par évapotranspiration ; là où c’est possible, les massifs plantés et un bassin de rétention reçoivent les eaux de pluie et les infiltrent sur place, dans l’esprit de la gestion intégrée des eaux pluviales, au lieu de les envoyer à l’égout.

Chaque site reçoit une réponse sur mesure. Place de Rome, à l’entrée de la Chemin-Rue, les pieds d’arbres sont désimperméabilisés et les potelets remplacés par une végétation brise-vue qui protège la terrasse. À l’intersection avec la place de Cochem, la pleine terre remplace les jardinières, les massifs infiltrent les eaux pluviales et le cheminement principal est rétabli. Place Saint-Géréon, la déminéralisation du centre et la plantation d’une cépée créent un espace de repos ombragé, sans masquer l’éclairage de la façade. Placette du Petit Vinâve, la pelouse cède la place à un massif de vivaces et de graminées associées à un bassin de rétention : une petite oasis où l’eau de pluie est retenue, où la biodiversité trouve refuge et où l’on se rencontre. Au carrefour de la rue du Commerce, des massifs en pleine terre guident le cheminement vers le passage piéton et rafraîchissent le carrefour. Enfin, à l’intersection de la rue Derrière la Vaulx et de la rue de la Gare, des arbres ombragent la place autour d’un passage central équipé de bancs et d’arceaux vélos.

La palette associe des arbres à port contenu, fastigiés, étroits ou en cépée, des arbustes à fleurs, des vivaces et graminées peu exigeantes et des couvre-sols denses qui protègent le sol, limitent l’évaporation et le désherbage. Elle est pensée pour une gestion communale sobre et écologique : aucun produit phytopharmaceutique, un seul recépage annuel des massifs en fin d’hiver, des produits de taille broyés et réemployés en paillage pour nourrir le sol, un arrosage limité aux saisons de reprise.

La nature en ville est aussi une affaire de liens : plantations participatives avec les riverains et les écoles, parrainage des massifs par les commerçants. La rue devient un projet partagé.

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